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L'art contemporain lillois s'enrichit de deux nouvelles galeries

Cédric Bacqueville et Béatrice Duhamel souhaitent ouvrir leur galerie à un plus large public.© La Voix du Nord
Le vernissage de l'exposition de CharlÉlie Couture, qui accompagne l'ouverture de la galerie Naclil, aura lieu aujourd'hui en fin d'après-midi. À quelques heures de la venue de l'artiste, les ouvriers donnent encore les dernières retouches à l'ancienne galerie Annie Wable. Un peu plus loin, Cédric Bacqueville vient lui aussi d'ouvrir les portes de sa galerie. L'art contemporain investit la rue Thiers.
PAR JEAN-FRANÇOIS SOLERI
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PHOTOS PIB
« C'est un endroit qui a une âme. C'est bien que l'on conserve la pérennité de l'esprit culturel. » Béatrice Duhamel dirige la galerie Naclil, anciennement située rue de Saint-André, au côté de Joël Aeck, le fondateur. Les deux galeristes ont souhaité s'inscrire dans la continuité d'Annie Wable, décédée en 2009 et dont le petit-fils a tenté, en vain, de poursuivre l'aventure avant de baisser le rideau au début de l'été.
Cherchant une plus grande visibilité, Naclil met en lumière Charl-Élie Couture, artiste pluridisciplinaire à la notoriété affirmée. Travail sur toile, sur bâche, papiers marouflés, photos numérisées : CharlÉlie se balade dans New York, immortalise la linéarité citadine qu'il vient briser de son pinceau. « Quand il fait les choses, il les fait à fond. Pas en dilettante. On sent de la rigueur, la rigueur architecturale de la ville. Mais avec de l'humain, des synapses, des connexions. Tout cela est très orthonormé mais il existe des chemins de traverse qu'on peut prendre dans une vie. Il sait rompre la monotonie », décrypte Béatrice Duhamel.
Si Naclil conserve l'esprit d'Annie Wable, elle n'en reprend pour autant pas le fichier : « C'est notre sélection, une sélection qui se veut dans un mouvement expressionniste, à la frontière de la figuration et de l'abstraction. Le champ est donc assez large. Et, heureuse coïncidence, CharlÉlie a déjà exposé à la galerie Annie Wable il y a une dizaine d'années. » À portée de pinceau de la tête de CharlÉlie, figure de proue de la nouvelle vitrine, un jeune homme marque sa différence et son culot. Cédric Bacqueville, 32 ans, vient d'investir - pour partie - le 32 de la rue Thiers. Pour partie, car la cave entièrement retapée est souillée par un vilain dégât des eaux qui risque d'aller s'écouler aux portes du tribunal, la faute à un propriétaire qui ne veut pas se mouiller.
Plus jeunegaleriste lillois
Le plus jeune galeriste lillois expose fièrement son parcours atypique. Pas d'études, pas de mécène et pas de compromis : le coeur, la passion et un espace d'encadrement ouvert à Roncq il y a six ans lui ont permis de se faire connaître. L'audace, aussi. « J'ai appelé un artiste renommé en lui disant que j'avais déjà un collectionneur qui voulait acheter cinq oeuvres. En fait, comme j'avais un peu de trésorerie, je les ai achetées. Quand il s'en est rendu compte, ça l'a fait sourire. Et le fait d'avoir ces oeuvres, ça a déclenché des ventes. » Expositions prévues : Antoine Bouillot, Nicolas Dhervillers, Alain Delorme, Gauthier Deblonde... Seule l'émotion guide les choix. « Il n'y a pas de règle. Si je vois une expo qui me donne des frissons, j'y vais. J'ai une forte sensibilité pour la photo mais j'adore la peinture. Je suis plus contemporain mais ça ne me dérangerait pas d'avoir une belle expo classique. L'important, c'est l'histoire qu'on va raconter au client. » Malgré la proximité, les deux galeristes ne ressentent aucune concurrence. « Chacun a sa façon de voir les choses », réagissent-ils en choeur. Pour preuve, un guide des galeries d'art vient de paraître.
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La galerie Naclil s'installe
à la place d'Annie Wable, rue Thiers
vendredi 26.08.2011, 05:14 - La Voix du Nord
| SUCCESSION |
C'est un événement dans le petit monde de la culture lilloise : ...
le galeriste Joël Aeck a repris la séculaire galerie Annie-Wable, qui a fermé ses portes à l'arrivée de l'été dans la plus grande discrétion.
La transaction a été réalisée mi-juillet. Propriétaire de la galerie Naclil, installée depuis 2008 dans la rue de Saint-André, le nouveau propriétaire doit rouvrir les lieux (rue Thiers) le 20 octobre.
L'ANCIENNE GALERIE EST ACTUELLEMENT EN TRAVAUX.
Charlélie Couture en ouverture
« Nous effectuons des travaux », explique Joël Aeck, qui va prolonger la mémoire d'Annie Wable en proposant de l'art contemporain.
Le premier exposant sera d'ailleurs Charlélie Couture que l'ancienne galeriste, tragiquement décédée d'un malaise cardiaque en août 2009 alors qu'elle se baignait à Wimereux, avait invité il y a dix ans.
Son petit-fils Étienne, alors âgé de 18 ans, avait immédiatement repris le flambeau de sa grand-mère.
Mais les affaires ne sont pas faciles. Plein d'ambition, celui qui était alors musicien dans un groupe de rock anglais, Blue Journey, entendait développer la galerie en mettant l'accent sur la photo, la vidéo, mais la rentabilité n'a pas été au rendez-vous. « Il a tout fait pour que ce soit un galeriste qui reprenne l'affaire de sa grand-mère », indique le représentant du cabinet immobilier Martinus-Dequenec. Étienne Wable est reparti à fond dans la musique. « Avec l'argent de la vente, il m'a dit qu'il allait produire un album avec son groupe », conclut Joël Aeck. •
FK. L.
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LAWAND et Alejandro RODRIGUEZ
EXPOSITION AU 10 DECEMBRE 2010
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Marc Perez, peintre devenu sculpteur
NORD ECLAIR - Mercredi 9 juin 2010 - Bruno Decottignies
Les œuvres de Marc Pérez tiennent en équilibre, comme par miracle.
La galerie Naclil, anciennement New Art City, accueille les œuvres de Marc Pérez, peintre converti à la sculpture. Et niveau sculpture, l'artiste se débrouille.
À base d'objets de récupération, d'un peu d'acier, de tissu et d'argile pour façonner ses personnages, Marc Pérez réalise des œuvres qui semblent toujours tenir en équilibre par miracle. « Il travaille beaucoup sur le centre de gravité. Autre constance, la présence de figure humaine », décrit Blandine Reyns, responsable de la galerie. Les peintures valent elles aussi le coup d'œil, même si leur présentation sous verre est loin d'une mise en valeur optimale. Exposé pour la première fois dans la région, l'artiste n'a pas été facile à convaincre.
« On l'a rencontré à Lille Art Fair, on a réussi à lui faire découvrir la galerie. Une fois qu'il a vu le lieu, il a été séduit. » Un effort qui paie : « On a de bons retours ! » s'enthousiasme la galeriste.w
B.D. (correspondant local)
Jusqu'au 19 juin, à la galerie Naclil, 67 rue Saint-André. |
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